GA.UDENZIO FERH.UU.
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l’ordre des Humilies , l’appelèrent à Yerceil, pourreproduire dans l’égiise de Saint-Christophe cettescène du crucifiement., dont les yeux et les cœursdes pèlerins avaient tant de peine à se détacher.Gaudenzio y apporta les memes inspirations, maisavec un style de plus en plus large, une manièrede plus en plus agrandie, c’est-à-dire en accélé-rant le mouvement de décadence qui lui avait étéimprimé à son insu. Aussi ses compositions de-viennent-elles plus confuses et ses effets plusrecherchés, excepté dans ses groupes d’anges quicontinuent d’ètre divins, comme on peut le voirà la coupole qu’il peignit en 1 535 à Saronno. Il11 e cessait pas de comprendre ni même de pour-suivre l’idéal mystique; mais avec son étalage degrandes lignes savamment combinées, il se don-nait des entraves qui rendaient son essor de plusen plus difficile. Lancé dans cette voie périlleusepar le goût public encore plus que par le sien, ilne trouva plus en lui-même de réaction contrel’entraînement général, et quand il eut quitté sasainte montagne de Varallo pour venir travailler àMilan, il se méfia de ses premières inspirations etcrut à l’infaillibilité de l’école de Michel-Ange. Delà, ces fresques maniérées et colossales qu il pei-gnit à Sainte-Marie-des-Grâces, à Saint-Nazaire etdans l’église de Santa-Maria-della-Pace. Les der-nières surtout, transportées presque toutes dans