l’art chrétien.
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pas vues, ne connaissait pas la véritable perfec-tion de la peinture (i).
Ce mélange de plastique et de peinture obtintun tel succès auprès des pèlerins qui venaient vi-siter la sainte montagne de Varallo, qu’il fallut,pour contenter la dévotion populaire, représenterde la même manière l’adoration des Mages : lesujet s’y prêtait admirablement, par la facilité deranger de chaque côté du groupe central lespersonnages divers qui figurent dans le cortège ;c’est la même variété, la même verve, la mêmeviguéur de touche, la même originalité de con-ception; mais ce n’est peut-être plus la mêmesobriété, la ligne de dessin paraît plus aventu-reuse, et l’on peut déjà prévoir que l’artiste ne serenfermera pas longtemps dans les limites que lebon goût et les traditions de son école lui onttracées.
C’était comme le point culminant de sa carrière,et son pinceau ne put bientôt plus suffire aux de-mandes des églises, des couvents et des particu-liers. C’était à qui lui ferait peindre, en grandesou en petites dimensions, un fragment de sa grandecomposition dramatique qui avait autant ajoutéà la ferveur des fidèles qu’à sa propre gloire. Cefut alors (i 53 1 ) que les deux frères Corradi, de
(1) Lomazzo, Uea del tempio delta yittura, cap. 16.