GAUDENZIO FERRARI.
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tique à la peinture pour la représentation du sujetprincipal, c’est-à-dire du crucifiement, et vingt-sixstatues de grandeur naturelle servirent comme depoint central vers lequel convergeaient les fres-ques qui couvraient les murs de la chapelle. Jamaispeut-être, le grand mystère de la Croix n’avait étési complètement, si pathétiquement exposé. Il ya dans les groupes de cavaliers une grandeur etune variété de caractères, une hardiesse de dessin,une puissance d’expression, farouche dans les uns,recueillie dans les autres, une vigueur de coloris,une richesse de costumes, en un mot, un ensem-ble de qualités et de beautés vraiment imposantes,qui contrastent avec les qualités et les beautésd’un genre tout opposé, qu’on admire dans lesgroupes de femmes et d’enfants; et quand on élèveles yeux vers la voûte, l’admiration redouble, carGaudenzio Ferrari y a résolu un problème quenul artiste, avant lui, ne s’était proposé; c’étaitde graduer la douleur des anges, suivant qu’ilssont plus ou moins rapprochés de la scène dou-loureuse à laquelle ils assistent comme représen-tants du ciel, tandis que les personnages des fres-ques latérales y assistent comme représentants dumonde que ce supplice va racheter. On comprendque Lomazzo se soit extasié devant ces merveilles,et que son enthousiasme, joint à sa qualité dedisciple, lui ait fait dire que celui qui ne les avait16 ,