G A.UDENZIO FERRARI.
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cessives qui correspondent aux diverses phasesde son talent; mais on voit qu'elles sont toutesanimées par le même souffle. Parmi les ouvragesde sa première manière, je me contenterai de si-gnaler les Trois Maries avec saint Jean, l’EnfantJésus au milieu des Docteurs, tableau à la foisvigoureux et naïf, avec des dorures en relief auxvêtements des personnages ; enfin la Circoncision ,avec un beau portrait agenouillé, début de l’ar-tiste en ce genre, et qui annonce déjà un digneélève de Léonard.
Ce ne fut qu’après son retour de Rome (i5io-1 5 1 3) qu’il commença, dans l’église des Francis-cains de Varallo, cette grande et pathétiquecomposition où il a représenté en vingt et un com-partiments toute l’Histoire du Rédempteur, depuisl’Annonciation jusqu’à la Résurrection , avec uneintensité d’expression qu’on aurait vainement at-tendue d’un peintre moins pénétré de la saintetéde sa tâche èt de la grandeur du mystère. On ysent partout la verve de la piété jointe à la vervede la jeunesse, et l’ordonnance des groupes, quiest la partie où l’artiste se livre le plus à son origi-nalité , quelquefois fougueuse, est rarement endésaccord avec les lois du bon goût, telles qu ellesavaient dû être enseignées dans l’Académie Mila-naise.
La seconde manière, celle qu’il rapporta de
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II.