l’art chrétien.
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surtout les conditions psychologiques, se trou-vaient admirablement remplies par GaudenzioFerrari, pour qui l’art fut toujours une espècede sacerdoce, avec ses initiations préalables quiallaient bien au delà de la sphère étroite des pro-cédés techniques. De plus, le saint sépulcre de Va-rallo lui offrait une source inépuisable d’inspi-rations, par le spectacle qu’il avait tous les joursdevant les yeux, et auquel il n’assistait pas en froidobservateur, mais en pieux pèlerin qui sentaitredoubler sa ferveur, en devenant témoin et in-terprète de celle des autres.
Quel privilège pour un artiste chrétien, de voirainsi défiler devant lui l’élite des populationsd’alentour, les âmes pénitentes et les âmes pures,avec toutes les variétés d’attitudes que produisentles divers degrés de foi, de ferveur et d’anéantisse-ment devant Dieu ; de pouvoir recueillir et mettreen œuvre de si précieuses observations avec au-tant de respect pour autrui que pour soi-méme,et de sentir, en avançant dans sa tâche, que cen’est pas seulement le pinceau qui fait des pro-grès ! jamais peintre ne jouit de tous ces privilègesau même degré que Gaudenzio Ferrari. Depuissa sortie de l’adolescence (i 5o3-i âo^) jusque par-delà son âge mûr, il orna le sanctuaire de Ya-rallo de peintures dont le caractère ne varia ja-mais, bien qu’on y distingue trois manières suc-