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3 (1861)
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GAUDENZIO FERRARI.

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brienne; mais dans les figures de saints et desaintes qui remplissent les quatre compartimentslatéraux, les inspirations de Léonard sont facilesà reconnaître, particulièrement dans le stvle dudessin qui combine admirablement la force avecla grâce. La tète de sainte Barbe est, sous ce der-nier rapport, un chef-dœuvre qui peut soutenirla comparaison avec tout ce que lart chrétien aproduit de plus parfait; et le portrait agenouilléqui est auprès delle est digne de lécole lar-tiste avait fait ce genre dapprentissage.

Ce fut ainsi que les leçons quil avait reçues àlAcadémie de Milan, combinées avec les impres-sions de son- premier séjour à Rome, donnèrentlieu à des produits mixtes, analogues à ceux quenous signalerons bientôt dans lécole de Lodi,mais dun tout autre caractère. Gaudenzio semblenavoir jamais perdu de vue le problème que Léo-nard avait tant travaillé à résoudre : lalliance dela grâce avec la force. Mais Léonard ne lavait ré-solu quimparfaitement, et lon peut dire que,dans les figures danges et de saintes, il sélevararement à la hauteur de la grâce angélique ou dela grâce mystique. Cétait une lacune qu aucunde ses disciples immédiats navait songé à remplir,et qui demandait un artiste, non moins initié auxélans surnaturels de lâme, quau maniement dupinceau. Or toutes les conditions requises, mais