GAUDENZIO FERRARI.
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brienne; mais dans les figures de saints et desaintes qui remplissent les quatre compartimentslatéraux, les inspirations de Léonard sont facilesà reconnaître, particulièrement dans le stvle dudessin qui combine admirablement la force avecla grâce. La tète de sainte Barbe est, sous ce der-nier rapport, un chef-d’œuvre qui peut soutenirla comparaison avec tout ce que l’art chrétien aproduit de plus parfait; et le portrait agenouilléqui est auprès d’elle est digne de l’école où l’ar-tiste avait fait ce genre d’apprentissage.
Ce fut ainsi que les leçons qu’il avait reçues àl’Académie de Milan, combinées avec les impres-sions de son- premier séjour à Rome, donnèrentlieu à des produits mixtes, analogues à ceux quenous signalerons bientôt dans l’école de Lodi,mais d’un tout autre caractère. Gaudenzio semblen’avoir jamais perdu de vue le problème que Léo-nard avait tant travaillé à résoudre : l’alliance dela grâce avec la force. Mais Léonard ne l’avait ré-solu qu’imparfaitement, et l’on peut dire que,dans les figures d’anges et de saintes, il s’élevararement à la hauteur de la grâce angélique ou dela grâce mystique. C’était une lacune qu aucunde ses disciples immédiats n’avait songé à remplir,et qui demandait un artiste, non moins initié auxélans surnaturels de l’âme, qu’au maniement dupinceau. Or toutes les conditions requises, mais