LÉONARD DE VINCI.
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contemporains ou des suffrages de la postérité.Les ouvrages destinés à paraître au grand jour e tà éterniser sa mémoire, n’étaient pas traités avecplus d’amour et d’application que ces petits chefs-d’œuvre, produits spontanés de sa passion pourl’art, et qui nous font regarder comme d’inappré-ciables trésors les recueils dont ils font partie (i).On peut affirmer que jamais artiste ou écrivain nefut plus exempt de la maladie, si funeste aux artset aux lettres, qu’on appelle l’impatience de jouir,et si je ne craignais de donner une expressionexagérée à mon admiration pour son génie etson caractère, je dirais que peut-être il fut indif-férent à la gloire comme à la fortune.
Mais pour revenir à son enseignement acadé-mique, une note fortuitement consignée dans unde ses manuscrits nous met sur la trace des étu-des par lesquelles il s’y préparait (2). Loin de seborner à consulter les ouvrages techniques de sesdevanciers et de ses contemporains, il cherchaitses points d’appui, et parfois même ses inspira-tions, dans l’antiquité et dans les beaux génies dumoyen âge. Il étudiait à fond le traité de Vitruve
( 1 ) Je signalerai surtout le recueil de dessins originaux dansla collection de Windsor, et celui que possède M. Vallardi, àMilan.
.(2) Cette note est citée dans le savant travail de M. Delécluzesur Léonard de Vinci, p. 64.