LÉONARD DE VINCI.
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indifférent à ceux de la fortune, comment Léo-nard fournira-t-il, sur ce nouveau théâtre, la car-rière qui va s’ouvrir devant lui?
Si nous possédions des renseignements exactssur les travaux de cette académie, dont il fut lefondateur et qu’il dirigea pendant de si longuesannées, nous pourrions peut-être nous faire uneidée juste des services rendus par lui à l’école mi-lanaise, et du genre d’initiation dont ses discipleslui furent redevables. A défaut de ces apprécia-tions positives, on peut tirer parti des indicationssouvent incomplètes contenues dans les manu-scrits même de Léonard, qui semble parfois avoireu l’intention d’y condenser les matériauxd’un en-seignement ésotérique. Il semblerait que cette in-stitution, jusqu’alors sans exemple en Italie, aiteu pour but d’éclaircir et de résoudre toutes lesquestions relatives à la théorie et à la pratique del’art. Ce que nous trouvons en germe et pourainsi dire à l’état de lettre morte dans ses écritsépars, recevait sans doute de la parole vivante dumaître tous les développements que comportaientle sujet et le but. Ce fut alors qu’il composa sonTraité de perspective , son Traité de la lumière et desombres , son Traité de la peinture (i), dans lequel
(I) Ce traité de Léonard, d'une concision rebutante au pre-mier abord, peut être étudié avec fruit, même aujourd’hui. Il aété publié en italien et en français,n.
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