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3 (1861)
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lart CHRÉTI1ÎN.fruit dun si long travail sous les coups des en-vahisseurs étrangers qui ne savent pas encore ap-précier les productions de son rare génie.

Léonard, en i45a, ne quitta Florence pourMilan que vers i 483, cest-à-dire à peu près àlépoque son maître venait dexposer à lad-miration publique, conquise davance, le groupeen bronze représentant saint Thomas qui touchela plaie du Sauveur ressuscité. Son biographe,dans sa concision systématique, nous laissepresque entièrement ignorer ce que fit Léonardjusquà lâge de trente ans. La fameuse tète deMéduse quon voit encore à la galerie des UJfizi yest à peu près tout ce qui reste des travaux quilexécuta pendant son premier séjour à Florence,et lon chercherait vainement la trace de cette fa-meuse rondache qui lui valut son premier succès,et de cette Vierge à la carafe , lon admiraittant les gouttes de rosée sur des fleurs (i), et duNeptune traîné par des chevaux marins, et ducarton dAdam et Ève, la plus admirée des œuvresde sa jeunesse, sans parler de plusieurs portraitsdont un au moins, celui dAmerigo Yespucci,aurait être préservé de la destruction ou de

(1) Ce lableau, qui avait appartenu à Clément VII, est cité pardArgenville comme se trouvant encore de son temps au Vatican.Abrégé dr la vie des peintres, t. I, p. 148.