LÉONARD DE VINCI.
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dans les grandes comme dans les petites compo-sitions, même importance attachée à la perspectiveet à la géométrie dans leurs rapports avec la pein-ture, même goût prononcé pour la musique,même penchant à laisser un ouvrage inachevépour en commencer un autre (i), et, ce qui estencore plus frappant, même prédilection pour lecheval de bataille, pour le cheval monumental, etpour les études anatomiques qui s’y rapportent.Si le malheur des temps ou le caprice des magis-trats empêcha Léonard de peindre son fameuxcarton dans la grande salle du Palais-Vieux, à Flo-rence son maître avant lui avait poussé un travaildu même genre précisément jusqu’au même pointavec tout aussi peu de fruit. Enfin, pour complé-ter la ressemblance, Verocchio, chargé d’ériger auplus grand homme de guerre de son siècle (2) cemonument colossal dont Venise est si justementfière, ne peut pas achever l’œuvre qui couronnaitsi dignement sa carrière; Léonard, après avoirtravaillé pendant quatorze ans à immortaliser parun monument du même genre la mémoire d’unautre guerrier non moins illustre, voit périr le
(1) Fece i cartoni d’alcuni quadri di Storie, e dopo li co-mincià a mettere in opéra di colori; ma rimasero imperfetti.Vasari.
(2) C’était Barthélemi Coleone, de Bergaine, dont nous auronsoccasion de parler ailleurs.