LÉONARD DK VINCI.
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l’oubli par la célébrité du personnage qui portaitce nom (i).
En partant de Florence pour aller chercherfortune en Lombardie, Léonard était riche enacquisitions de tout genre. Sa liaison intime avecson condisciple Pérugin, fondée sur une sympa-thie au moins partielle et sur une généreuse ad-miration, l’avait dédommagé de la capricieuseindifférence de Laurent le Magnifique; et à dé-faut du témoignage d’autrui il avait le sien propre,exprimé avec une simplicité pleine de franchisedans une lettre qu’il écrivit à Louis le Maure,dont il recherchait le patronage :
« Je puis conduire à fin toute espèce de tra-vaux de sculpture en terre, en marbre et enbronze; de même en peinture je puis exécutertout ce que l’on voudra, aussi bien que qui quece soit (2). »
En effet Léonard était alors le premier peintrede l’Italie, puisque Raphaël n’était pas encorevenu disputer ou partager cette gloire. Quant àla palme de la sculpture, on voit qu’il est plusmodeste et qu’il l’abandonne tacitement à Veroc-cliio, son maître.
(1) On cite encore le portrait d’un certain Scaramuccia, capi-taine des Bohémiens.
(2) Celle lettre précieuse se trouve tout au long dans le I er vo-lume des Letlera pittoriche, p. 469.