LÉONARD DE VINCI.
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tée chez lui dès son enfance (i), et ne le quitta pluspendant le cours de sa longue carrière à laquellemanqua toujours l’unité de but, non par l’effetd’une application superficielle, mais parla promp-titude avec laquelle des horizons nouveaux s’ou-vraient à son esprit ; et quand il descendit de samontagne natale pour se mettre à Florence sousla discipline d’André Veroccliio, les tendancesnaturelles de l’élève furent plutôt encouragées queréprimées par l'exemple du maître.
Il y aurait de l’injustice à juger du mérite deVerocchio sur le tableau qu’on voit à l’Académiedes beaux-arts de Florence, (2) ou même sur legroupe en bronze qui décore une des niches del’église d’Or-San-Michele.
Pendant longtemps il avait renfermé son acti-vité dans une sphère plus humble en apparence,dans celle de,l’orfèvrerie religieuse, cette branchealors si importante de l’art chrétien , espèce deminiature métallique qui fournissait leur parureaux autels et aux reliquaires, et qui après avoirsurvécu à la décadence byzantine , venait d’at-teindre son plus haut degré de perfection entre
(\) Avrebbe fatto profitto grande, seegli non fosse statoianto vario ed instabile. Vasari, Vit a di Leonardo da Vinci.
(2) Le tableau n’est intéressant qu’à cause de la légende très-douteuse qui s’y rattache et qui attribue à Léonard l’un des deuxanges, très-supérieur à celui de son maître, ce qui aurait décidéce dernier à renoncer à la peinture.