ÉCOLE LOMBARDE.
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qui rivalisaient avec la capitale. Le cardinal As-cagne Sforza, le digne émule de son frère Louisle Maure pour tout ce qui tenait à la culture età l’encouragement des beaux-arts, voulut queBramante reconstruisît sur un nouveau plan sacathédrale de Pavie (i), et la ville de Bergame,déjà si justement fière de la beauté de ses monu-ments, mit en œuvre le pinceau de Bramantepour décorer ses églises et ses palais (2). Malheu-reusement il ne reste plus le moindre vestige deses travaux ; on en peut dire à peu près autant despeintures à fresque exécutées par lui à Milan.L’église de Saint-Celse a partagé le sort de tantd’autres que le vandalisme a supprimées ou dé-truites; mais le petit chef-d’œuvre à forme octo-gone qui sert de sacristie à l’église de Saint-Saty-rus, excite encore aujourd’hui l’admiration desvoyageurs, et fait pressentir, malgré l’exiguïté deses dimensions, les grandes destinées de l’archi-tecte.
Son élève Bartolomeo Suardi, plus connusous le nom de Bramantino, étudia non moins sé-rieusement que son maître les sciences qui se rat-tachaient à la peinture et à l’architecture, et laissaplusieurs ouvrages sur la plupart desquels letemps n’a pas exercé moins de ravages que sur
fl) Cette cathédrale ne put jamais être achevée.
(2) Sur Bramante,voir les n°‘ 4 et 5 du Kunst li'att de 1838.u. 3