32 l’art chrétien.
de plusieurs coupoles gracieuses qu’on admireencore aujourd’hui, s’essayait graduellement à lagrande oeuvre qui a immortalisé son nom en l’as-sociant à celui de Michel-Ange pour la construc-tion ou du moins pour la conception de la basi-lique de Saint-Pierre.
Élève du moine dominicain Fra Carnovale pourla peinture, préparé par de fortes études mathé-matiques à l’intelligence de l’architecture danslaquelle il conserva toujours son originalité mal-gré l’influence que dut exercer sur lui son maîtreet son ami Cesariani, commentateur enthousiastede Vitruve, Bramante ne donna à l’antiquité clas-sique qu’une part très-restreinte dans son éduca-tion, et au lieu d’aller en étudier les monumentsà Rome comme avait fait Brunelleschi, il prenaitla route opposée pour chercher des inspirationsd’un autre genre, ou pour mettre son génie plus àl’aise. Nous savons qu’il alla visiter le dôme deMilan en i/j 7G, et qu’on lui demanda ses conseilset même sa coopération pour l’achèvement de cemerveilleux édifice, objet de noble sollicitudepour la dynastie des Sforza, comme elle l’avait étépour celle des Visconti. La reconstruction de l’é-glise de Saint-Celse, où se conservait une Ma-done miraculeuse glorifiée par la dévotion po-pulaire, lui donna une grande vogue non-seule-ment à Milan, mais encore dans les villes voisines