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3 (1861)
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ÉCOLE LOMBARDE.

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comme une espèce de tradition qui senrichit en-suite par les travaux de Zenale sur le même sujet.Comme tous deux embrassaient dans la pratiquelarchitecture et la peinture, les vues théoriques ygagnaient à la fois de létendue et de la fermeté.Dailleurs, la tournure de lesprit lombard sem-blait exiger ce complément de tous les artistes quiaspiraient à une popularité durable. Quand Léo-nard vint compléter ou réformer, par les res-sources combinées de la science et du génie,lœuvre de ses devanciers immédiats, le terrain setrouvait admirablement préparé, non-seulementpar le travail des peintres indigènes, mais par lestraces profondes quavaient laissées en Lombar-die des artistes venus de Florence et de lOmbrie.Cétaient dabord cet Averulino, fondateur dugrand hospice sous François Sforza, et auteurdun savant ouvrage théorique (i) limagina-tion domine souvent au préjudice de la science ;Michelozzo, le digne élève de Donatello et larchi-tecte dun magnifique palais à Milan , bâti pourCorne de Médicis, son patron, quil avait suivi dansson exil ; enfin Bramante, qui les surpassa tous,non moins par la profondeur et létendue de sesconnaissances, que par la grâce et lélévation na-turelle de son génie, et qui, par la construction

(1 ) Nous en donnerons lanalyse ailleurs.