ÉCOLE LOMBARDE.
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comme une espèce de tradition qui s’enrichit en-suite par les travaux de Zenale sur le même sujet.Comme tous deux embrassaient dans la pratiquel’architecture et la peinture, les vues théoriques ygagnaient à la fois de l’étendue et de la fermeté.D’ailleurs, la tournure de l’esprit lombard sem-blait exiger ce complément de tous les artistes quiaspiraient à une popularité durable. Quand Léo-nard vint compléter ou réformer, par les res-sources combinées de la science et du génie,l’œuvre de ses devanciers immédiats, le terrain setrouvait admirablement préparé, non-seulementpar le travail des peintres indigènes, mais par lestraces profondes qu’avaient laissées en Lombar-die des artistes venus de Florence et de l’Ombrie.C’étaient d’abord cet Averulino, fondateur dugrand hospice sous François Sforza, et auteurd’un savant ouvrage théorique (i) où l’imagina-tion domine souvent au préjudice de la science ;Michelozzo, le digne élève de Donatello et l’archi-tecte d’un magnifique palais à Milan , bâti pourCorne de Médicis, son patron, qu’il avait suivi dansson exil ; enfin Bramante, qui les surpassa tous,non moins par la profondeur et l’étendue de sesconnaissances, que par la grâce et l’élévation na-turelle de son génie, et qui, par la construction
(1 ) Nous en donnerons l’analyse ailleurs.