l’art chrétien.
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de Saint-Eustorge. Elles ont toutes péri, ainsi quecelles de Zenale, dans le couvent de Sainte-Marie-des-Grâces, dans celui des Franciscains et dansplusieurs autres. Ce fut comme une fatalité quipoursuivit les produits de cette école naturaliste,rameau fécond et assez vigoureux de celle dePadoue. Heureusement l’ouvrage qu’on peut re-garder comme le chef-d’éeuvre de cette premièreécole milanaise, a été très-spécialement épargnépar le temps et par les hommes. On peut le voirdans la principale église de Treviglio, où aprèsavoir longtemps décoré le maître-autel, il a étérelégué derrière le chœur dans un lieu presqueinaccessible, même aux regards.
Il ne reste donc à Milan que d’assez faiblessouvenirs des quatre principaux peintres de lapériode antérieure à celle qui commence avecLéonard. Après avoir fait le tour des églises etdes musées, on ne se sent pas épris de la moindreadmiration pour le vieux Foppa, ni pour Civer-chio, ni pour Buttinone, ni pour Zenale, bien queLéonard ait exercé sur ce dernier une certaineinfluence. Mais si de l’étude des œuvres d’art onpasse à celle de la ^théorie, on trouve que danscette carrière alors toute nouvelle ils ont laissédes traces ineffaçables..Les écrits de Foppa surla perspective linéaire et sur les proportions ducorps humain restèrent dans l’école milanaise