ÉCOLE LOMBARDE.
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dont cet artiste fut le contemporain. D’un autrecôté, l’école de Padoue, dont nous avons signaléailleurs les tendances peu élevées sous Squar-cione et même sous Mantegna, étendant peu àpeu son influence et ses ramifications dans laLombardie (i), il était difficile que le naturalismen’y prévalût pas. Aussi trouvons-nous VincenzoFoppa et ses disciples profondément engagés danscette voie jusqu’à l’ère nouvelle que forme l’ar-rivée de Léonard de Vinci dans ce pays. L’énu-mération des ouvrages qui dans cet intervallefurent produits par Civercliio, auteur de fresquesassez grossières qu’on voit encore dans l’église deSaint-Pierre, à Milan, par Foppa et par ses élèvesButtinone et Zenale de Treviglio , serait aussistérile que fastidieuse. La carrière artistique deButtinone embrasse un intervalle de trente années,de 1 45i a 1 48 1 , c’est-à-dire toute la période quis’écoula entre l’avénement du duc Sforza et l’arri-vée de Léonard de Vinci. Les peintures dontBut-tiuone et Zenale décorèrent la chapelle de Saint-Ambroise dans l’église de San Pietro in Gessate,ne sont pas mieux conservées que celles qui furentpeintes par Civerchio, en dans la.chapelle
de Saint-Antoine. Il y avait encore de ce mêmeCivercliio des fresques jadis fameuses dans 1 église
(1 ) Mantegna comptait plusieurs Milanais entre ses disciples,un Ciribono, un Antonio da Monza, etc.