l’art chrétien.
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plusieurs points à la fois. La comparaison de sonrègne avec celui de son prédécesseur ne laisseaucun doute à cet égard, surtout en ce qui con-cerne la peinture. Le peu d’artistes qui s’y étaientvoués sous le dernier Yisconti, ou avaient été en-traînés dans la décadence générale, ou avaientcherché au dehors l’aliment et l’exercice qui man-quaient à leurs talents. Ce fut un de ces peintresémigrés, Leonardo de Bissuccio, qui, en i/j33,peignit à Naples, derrière le chœur de l’église deSan-Giovanni, à Carbonaro, ce couronnementde la Vierge qui rappelle encore un peu le stylede Giotto, mais se rapproche davantage de celuide Fra Angelico de Fiesole pour le charme del’expression, surtout dans les tètes d’anges. C’estpeut-être le plus beau produit de l’école rnila-na'ise dans la première moitié du xv* siècle, sitoutefois on peut attribuer à cette école un ou-vrage où l’influence des artistes ombriens de cetteépoque se montre si manifeste.
Désormais ce ne seront plus les peintres mila-nais qui émigreront, ce seront les peintres dudehors qui viendront décorer les églises et lespalais de Milan. Les fresques de Masolino da Pa-nicale, qui ont été récemment découvertes dans lebourg de Castiglione, ne furent peut-être pas-étrangères au mouvement qui s’opéra dans le do-maine de l’art sous les auspices du premier Sforza,