ÉCOLE LOMBARDE.
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des deux époux agenouillés, en face l’un de l’au-tre, sont encore assez bien conservés pour rempliren partie l’objet que s’était proposé la pieuse fon-datrice. Au reste, cet ouvrage de Bembo avait étéprécédé par plusieurs autres tant dans les églisesde Crémone que dans la salle des Barons armés, oùil avait eu pour collaborateurs ce Vincenzo Foppa,loué outre mesure par Vasari et par Lomazzo, quile désigne comme le fondateur de l’école mila-naise (i), et Bertino de Lodi, dont le même Lo-mazzo fait une trop courte mention, vu l’impor-tance et la pureté des produits qui sortirent plustard de cette école trop peu connue.
L’art était donc à la mort du grand Sforza envoie de régénération dans ses États et même sur
Le plus ancien tableau connu de Bembo, avec son nom et la date1462, est dans la chapelle du château de Jorchiara, dans le duchéde Parme. Il y a des documents qui prouvent qu’il travailla pourle dôme de Crémone en 14-67 et 1468. On peut encore voir unefresque de lui dans une maison particulière qui faisait partie dumonastère de la Colomba, fondé par la duchesse Bianca. Ilmourut en 1496.
(1) Vasari dit que la cérémonie de la pose de la premièrepierre du grand hôpital de Milan, fut peinte sous le portique parVincenzo Foppa, per non essersi trovato in quei paesi migliormaestro {Vita di Filarete).
Giottino paraît être le premier qui ait peint des héros dans lespalais : à Rome dans le palais Orsini, dipinse unasalapiena diuomini famosi (Vasari); après lui Lorenzo Bicci pour le palais deJean de Médicis, père de Côme l’Ancien ; André del Castagno pour lepalais Pandolfini, uomini famosi parte imaginati,parte ritrattidal naturale Dante, Pétrarque, Boccace,ect. Hero-Worship.