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tien, et qui désormais aura son histoire à partcomme une république.
C’était une magnifique pensée et digne d’unconquérant plus pieux que lui, de bâtir, en guisede trophée, une église de dimensions correspon-dantes à ses projets de domination royale surl’Italie. Chez un peuple dont saint Ambroise avaitfait à l’avance l’éducation religieuse, un monu-ment de ce genre devait être le plus populaire detous : aussi fut-il toujours, alors et dans les sièclessuivants, le grand intérêt du peuple autant quecelui du prince, sans nuire toutefois à la basiliqueAmbroisienne qui conserva la popularité spéciale,que nous aurons occasion de caractériser plustard. Pour le moment, nous remarquerons seule-ment que la peinture a fourni les décorations del’église de Saint-Ambroise, tandis que la cathé-drale a surtout emprunté les siennes au ciseau dessculpteurs. On peut même la considérer comme lecentre d’une grande école de sculpture dont lesramifications et les vicissitudes sont intéressantesà suivre dans l’histoire de cette branche de l’art.
Quel fut l’artiste qui conçut et dressa le plande ce monument gigantesque ? Le style généralsemble accuser des inspirations ultramontaines,dans le genre de celles qui ont présidé à la cons-truction des cathédrales à la fois si grandioses et sirégulières de la France et de l’Allemagne. Mais