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3 (1861)
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ÉCOLE LOMBARDE.

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Soit sympathie naturelle entre le génie toscanet le génie lombard, soit disposition heureuse dece dernier à recevoir et à féconder dans son seinles germes venus du dehors, il est certain que lesartistes florentins transplantés en Lombardie,non-seulement ny dégénérèrent jamais, mais sem-blèrent plutôt y prendre un nouvel essor. On entrouve des preuves, longtemps avant Léonard deVinci, dans le cours du xiv e et du xv e siècle; àquoi il faut ajouter limpression profonde quylaissèrent le souvenir et les écrits du Dante, écritsqui ne furent peut-être nulle part mieux comprisni plus admirés, et dont larchevêque Jean Vis-conti voulut faciliter lintelligence. Ce queGiotto yfit pour la peinture, un autre Toscan, Jean deBalducci, de Pise, le fit pour la sculpture. Sortidune école qui avait merveilleusement régénérécette branche de lart dun bout à lautre de lIta-lie (i), il exécuta, pour les Milanais, des monu-ments qui ne méritent pas la critique sévère quena faite Cicognara. Le tombeau de saint Pierre-Martyr, à Saint-Eustorge, qui rappelle celui desaint Dominique, àBologne, et dont ladate(i339)coïncide avec la victoire si populaire de Parabiago,nest pas seulement admirable sous le rapport

(1) Vasari dit que du temps de Nicolas de Pise, mnlti mossida lodevole invidia si misero con più studio alla scollura,particularmente in Milano.