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l’art chrétien.mourut très-jeune, en i33q, laissant, malgré sacourte carrière, un nom très-populaire et assezglorieux, et une quantité de monuments qui don-nèrent à la ville de Milan une physionomie toutenouvelle. On peut s’en faire une idée par l’élé-gante tour de Saint-Gothard qui subsiste encoreaujourd’hui ; c’est le seul de ses ouvrages quin’ait pas fait place à des constructions nouvelles.Il n’y a plus vestige des cent tours qui for-maient l’imposante ceinture de la grande citélombarde, ni du beau cloître qu’il fît bâtir pourles religieux chargés du service de son église deSaint-Gothard, ni enfin de ce magnifique palaislonguement décrit dans la chronique contempo-raine de Galvano Fiamma (i), et orné d’un grandnombre de peintures dont on ne saurait trop re-gretter la perte ; car, soit qu’elles fussent deGiotto ou de ses disciples milanais, elles for-maient, comme oeuvre capitale et point de départde la nouvelle école, un monument de la plushaute importance dans l’histoire de l’art en Lom-bardie ( 2 ).
(1) Elle est insérée par Muratori dans sa collection des Scri-ptores reriim italicarum.
(2) Yasari place le séjour de Giotto à Milan immédiatementavant sa mort, qui eut lieu en 1336; mais il ne dit rien de précissur les travaux qu’il y exécuta. Lavorà in Milano alcune coseche sono sparse per qnella cilla, e che insino ad oggi sonoternie bellissime.