8 l’art chrétien.
symbolique ; les formes mêmes sont traitées aveccette verve et cette franchise d’exécution qui ca-ractérisent les beaux ouvrages du xiv e siècle. T .esfigures qui représentent la Charité, Y Espérance,et surtout la Foi; la Prudence avec ses trois têtesoù les âges successifs sont si bien exprimés ; laForce avec son air énergique et ses emblèmes delion si heureusement incorporés à la statue; dansla partie supérieure, les belles figures de Docteursqui sont aux angles, les miracles du saint sculptéssur les quatre côtés du tombeau, et, pour couron-nement, la Vierge, si majestueuse entre deux saintsqui ne le sont pas moins , tout cela forme un en-semble qui ne saurait manquer de produire soneffet sur quiconque n’aura pas exclu de ses re-cherches la poésie et le symbolisme légitime del’art.
En i 3/(7, c’est-à-dire huit ans après avoir ter-miné ce grand ouvrage, le même artiste travaillaità la façade de l’église de Brera, ce qui était attestépar une inscription effacée depuis longtemps ,mais qui a été conservée par Tiraboschi (i). C’estentre ces deux dates positives qu’il faut placer, ens’appuyant sur l’analogie de style, celle d’un mo-nument précieux qui était dans l’église de Saint-Gothard, et qui, après avoir échappé par un pur
(1) T. I, p. 302; t. It, p. 410.