ÉCOLE LOMBARDE.
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Visconti avait déjà beaucoup fait pour faciliterl’œuvre de régénération. L’archevêque OthonVisconti, le premier qui eut la pensée de joindrel’image de saint Ambroise à la bannière des Mila-nais, avait conçu et réalisé d’autres idées dignesde celle-là, et son neveu et successeur Matthieu,qui put saluer d’assez près la lumière nouvellequi commençait à poindre, marcha comme pré-curseur immédiat sur les traces de son oncle, etorna Milan de plusieurs beaux édifices, dont ilne reste plus que la Loggia degli Osi, qui suffitpour faire regretter tous les autres.
Mais leur gloire, soit comme administrateurs,soit comme stimulateurs de tous les nobles instinctsqui avaient survécu à la liberté, fut bien éclipséepar celle d’Azzon Visconti, l’heureux vainqueurde Parabiago, par l’intervention miraculeuse desaint Ambroise, si l’on en croit une légende quifut longtemps populaire et qui passa bientôt dudomaine de la tradition dans celui de l’art ; car laprédilection pour le héros s’étendit à la légendequi le concernait, et comme il s’agissait d’unevictoire à la suite de laquelle le vainqueur avaitfait grâce à son ennemi acharné, Leodrisio Vis-conti, on trouva tout naturel que le grandhomme fût visiblement protégé par le grandsaint.
Azzon Visconti, né à peu près avec le xiv' siècle,