ÉCOLE LOMBARDE. 3
le fut pas pour l’art ni pour la liberté, de mêmeque les beaux jours de la liberté milanaise furentprécisément ceux de l’extrême décadence de l’art,qui, à son tour, ne sembla fleurir au xv e siècleque pour consoler les Milanais de la perte deleurs libertés.
A travers toutes ces vicissitudes il y eut unelumière qui ne s’éteignit jamais, un nom qui nefut jamais oublié,. un grand souvenir qui restatoujours présent aux esprits, une basilique quifut toujours préservée des ravages du temps etdes Barbares, et dans laquelle sont heureusementconservés les monuments primitifs de l’art chré-tien dans la Lombardie. Je veux parler de la ba-silique de Saint-Ambroise, avec ses vieilles mosaï-ques et ses vieilles sculptures, qui, bien qu’ellesdatent du déclin de l’Empire et de l’art, ra-chètent l’imperfection des formes par la grandeurimposante des caractères, et surpassent, pourle style, la plupart des ouvrages contemporainsqui subsistent dans la haute et dans la basseItalie.
Entre la première invasion des Barbares, auv' siècle, et la destruction de Milan par l’empe-reur Frédéric au xiE, c’est-à-dire pendant la pé-riode la plus stérile en œuvres satisfaisantes pourle goût, on voit éclore, autour du tombeau desaint Ambroise, quelques produits plus heureux