2 l’art chrétien.
brillant dans l’histoire de l’art que dans celle de lareligion et de la liberté, et ces trois genres degloire, qui ont eu chacun leur point culminantà des époques assez éloignées l’une de l’autre,forment trois ères successives qui partagent pres-que également les annales de la Lombardie, etdont l’influence se trouve fortement marquéedans le caractère comme dans le génie national.A l’ère religieuse, la première dans l’ordre destemps et dans celui des choses, a présidé l’un desplus grands saints dont l’Église catholique aitvénéré la mémoire, saint Ambroise, le pasteurdes peuples par excellence, leur modèle et leurguide dans les voies spirituelles, leur sentinellevigilante et ferme tant contre l’hérésie que contrela tyrannie. Et le rôle important joué par cet au-guste et intrépide champion de la foi, dans lecours de son glorieux épiscopat, laissa des tracessi profondes qu’on peut dire qu’elles ne s’effa-cèrent jamais. Aujourd’hui même elles sont en-core visibles dans la saine partie de la populationmilanaise. Que devait-ce être au moyen âge, quandles traditions locales étaient encore dans touteleur vigueur, et quand les âmes étaient encoreassez fortement trempées, non-seulement pourvénérer les vertus de saint Ambroise, mais pourcomprendre son caractère tout entier?
La période la plus brillante pour la religion ne