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2 (1861)
Entstehung
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546
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laUT CHIlÉTIEX.

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qui faisait des madones, des anges et des saints enterre cuite, et tous ces ouvrages, ainsi que ceux dumême genre exécutés par la sœur Dionisia Nicco-lini, étaient appréciés par leur possesseurs, non pascomme des chefs-dœuvre, mais comme des re-liques qui attiraient sur les familles les bénédictionsdu ciel.

La même croyance prévalait à Florence et mêmehors de la Toscane, à légard de certaines imagespeintes par les religieuses du monastère de Saint-Vincent-Ferrier, à Prato. Celles- se montraientencore plus exclusives; leur occupation favoriteétait de peindre des anges, et le P. Sera lino Razzinous dit que ces humbles produits de leurs pin-ceaux vraiment mystiques, du moins dans leurstendances, étaient colportés dun bout à lautre delItalie, et recherchés surtout à cause de la saintetédu lieu ils étaient éclos. En effet, ce heu étaitalors privilégié par-dessus tous les autres. Ce nétaitpas seulement le souvenir et lesprit de Savonarolcqui sy perpétuaient de génération en génération,on y possédait son image, tracée par la main dundisciple chéri, et on la confondait, dans un mêmeamour et dans un même culte, avec quelques débrisde son corps, échappés à la fureur de ses bourreaux.La prêtresse de ce culte était la sœur Caterina deiRicci, lamie et la correspondante de Fra Paolinoda Pistoia et de plusieurs autres qui trouvèrent,dans ce commerce épistolaire, une source intaris-sable de lumières et de soulagements spirituels.