DISCIPLES DE SAVONAROLE.
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moins qu’à transmettre à la postérité le souvenirdu martyr Dominicain (i), et cette âme privilégiée,plus ambitieuse pour son héros que pour elle-même,était la propre sœur de Plautilla Neili, cette mêmePetronilla, qui l’avait précédée de quelques moisseulement dans ce pieux asile. A quoi il faut ajouterque ce fut dans cet essai de biographie, que FraSerafino Razzi, l’historiographe de son ordre, puisases plus précieux matériaux, pour en composer uneplus complète, quelques années plus tard.
Tout ceci se passait vers la fin du xvi c siècle, prèsde cent ans après le supplice de Savonarole, et l’en-thousiasme pour lui était toujours le même, etc’était avec son nom dans la bouche et avec sonimage dans le cœur, que les âmes d’élite, artificiel-lement isolées de la décadence universelle, poursui-vaient, en serrant leurs rangs, la réalisation de leurdouble idéal ; car Plautilla Neili n’était pas seule àsuivre l’impulsion donnée par le grand prédicateur.Il y avait d’autres sœurs qui cultivaient, sous sadirection, la peinture et la miniature, et qui les cul-tivaient avec assez de succès pour mériter les élogesdu P. Serafino Razzi. Lui-même avait, dans cemême couvent, une sœur, nommée Angelica Razzi,
(1) Cet opuscule, dont le manuscrit se conserve à Florence, secompose, en grande partie, d’extraits de Burlamacchi, auxquels Petro-nilla a ajouté les récits et les traditions qui avaient cours de sontemps. On lit à la lin ces paroles : Finisce el libro délia vitadel lieatoJeronimo e suoi compagni, scritto per me peccalrice Suor PetronillaNeili ; priegovi, letlori devoti , orale per me.
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