CHAPITRE IX.
ÉCOLE OMBRIENNE.
Précurseurs de Pérugin. — Niccolô di Foligno. — Fiorenzo. -- Buonfigli. —Premiers travaux de Pérugin dans sa patrie et à Florence. — Sa liaisonavec Verocchio. — Ses peintures dans la chapelle Sixtine. — Son enthou-siasme pour Savonarole. — Apogée de son talent et de ses succès.— Changement mystérieux survenu en lui vers l’année 1500. — Sescauses probables. — Fresques de la Sala del Cambio. — Tristes produitsde sa décadence. — Circonstances équivoques qui accompagnèrent samort.
Voilà donc l’école Ombrienne, sous les auspicesde deux dynasties héroïques et aussi sous ceux dela papauté, parvenue au point où ses produits,jusqu’ici renfermés (si l’on excepte Gentile daFabriano ) dans d’assez étroites limites, obtien-dront une vogue qui ira toujours en croissant jus-qu’à Raphaël. Bien que le principal titre de Péru-gin à la reconnaissance de la postérité soit d’avoirformé un tel disciple, il y aurait à la fois injustice