Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
541
Einzelbild herunterladen
 

DISCJPLES DE SWONAROT/F..

541

soit aventuré dans le style grandiose. Cest aussila seule fois quil lui soit arrivé de sessayer à lapeinture monumentale. Quant à ses tableaux dau-tel, il ne faudrait pas juger de leur valeur daprèscelui qui est à lAcadémie des Beaux-Arts, ni da-près ceux il na fait quajouter son coloris audessin de Fra Bartolommeo, comme dans le grandtableau de lAssomption, quil peignit pour les Do-minicains de Santa-Maria in Sasso, et dans lequelil déploya une vigueur de teintes dont il nap-procha jamais depuis. Comme dautres peintres,avant et après lui, il sembla réserver ses meilleuresinspirations pour sa ville natale, et cest pour celaquil est impossible de le bien apprécier, sans avoirvu ses peintures de Pistoja, entre lesquelles il y ena trois quon peut regardercomme ses chefs-dœuvre;lune se trouve dans le chœur de léglise des Domi-nicains, et ressemble un peu trop, dans plusieursîle ses parties, au grand tableau du palais Pitti ;lautre, placée dans la chapelle du Saint-Sacrement,représente iAdoralion des Mages, et joint à tousses autres genres de mérite celui de loriginalité.Enfin le troisième, le plus beau de tous, celui quijustifie le mieux la prédilection dont son auteur futlobjet de la part dun aussi grand peintre que FraBartolommeo, se trouve dans léglise de Saint-Paul,de la même ville; et bien quon y remarque plu-sieurs emprunts, les uns mal déguisés, les autres malréussis, bien quil y ait quelque chose à blâmer danslordonnance, qui est un peu confuse, et dans cer-