DISCJPLES DE SWONAROT/F..
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soit aventuré dans le style grandiose. C’est aussila seule fois qu’il lui soit arrivé de s’essayer à lapeinture monumentale. Quant à ses tableaux d’au-tel, il ne faudrait pas juger de leur valeur d’aprèscelui qui est à l’Académie des Beaux-Arts, ni d’a-près ceux où il n’a fait qu’ajouter son coloris audessin de Fra Bartolommeo, comme dans le grandtableau de l’Assomption, qu’il peignit pour les Do-minicains de Santa-Maria in Sasso, et dans lequelil déploya une vigueur de teintes dont il n’ap-procha jamais depuis. Comme d’autres peintres,avant et après lui, il sembla réserver ses meilleuresinspirations pour sa ville natale, et c’est pour celaqu’il est impossible de le bien apprécier, sans avoirvu ses peintures de Pistoja, entre lesquelles il y ena trois qu’on peut regardercomme ses chefs-d’œuvre;l’une se trouve dans le chœur de l’église des Domi-nicains, et ressemble un peu trop, dans plusieursîle ses parties, au grand tableau du palais Pitti ;l’autre, placée dans la chapelle du Saint-Sacrement,représente i’Adoralion des Mages, et joint à tousses autres genres de mérite celui de l’originalité.Enfin le troisième, le plus beau de tous, celui quijustifie le mieux la prédilection dont son auteur futl’objet de la part d’un aussi grand peintre que FraBartolommeo, se trouve dans l’église de Saint-Paul,de la même ville; et bien qu’on y remarque plu-sieurs emprunts, les uns mal déguisés, les autres malréussis, bien qu’il y ait quelque chose à blâmer dansl’ordonnance, qui est un peu confuse, et dans cer-