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l’art CIIllÉTILN.
son maître, fut un moine de son Ordre et presquede son pays, Fi a Paolino da Pistoia, qui, après avoirlait son noviciat chez les Dominicains de Prato, vintachever son apprentissage, comme peintre et commemoine, dans le cousent de Saint-Marc. 11 avait en-viron vingt-quatre ans quand Fra Bartolomineo, àson retour de Rome, se fit accompagner par lui etpar un autre disciple Dominicain, nommé FrateAgostino, dans sa retraite favorite de Pian di Mu-gnone. A dater de cette époque, non-seulement illes prit pour compagnons ue ses travaux, mais, parune pardonnable illusion de son cœur, il crut pou-voir leur transmettre des tâches importantes donton voulait le charger lui-meine. Une fois cependant,mais une seule fois, il leur arriva presque de l’éga-ler : ce fut quand ils peignirent ensemble, dans lecloître de San-Spirito, à Sienne, le Crucifiementqu’on y voit encore aujourd’hui. C’est évidemmentune réminiscence du même sujet, tel qu’il avait ététracé, à plusieurs reprises, par Fra Angelico. LaMadeleine, au pied de la croix, ne diffère que très-peu de celle du couvent de Saint-Marc ; mais on ycherche en vain cette délicatesse de touche et cettefinesse d’expression qui caractérisent le grand peintreDominicain. De plus, le corps du Christ a quelquechose d’exagéré dans les formes et dans les propor-tions, et les deux élèves ne se sont montrés vraimentdignes du maître que dans la figure de la Vierge etdans celle de sainte Catherine de Sienne.
C’est la seule fois que le modeste Fra Paolino se