DISCIPLES DF, SAVONAROLE.
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crudité du pinceau de Jules Romain. En cela, lepeintre Dominicain fut plus heureux. Son premierassocié,Mariotto Albertinelli, fut un des plus grandscoloristes de l’école Florentine, et comme, dans sesrapports avec lui, ce dernier se borna presque tou-jours à ce rôle subalterne, les oeuvres qui furent lefruit de cette associatio.il inégale, ont conservé leurunité ainsi que leur harmonie.
Il en est de même de celles qui furent achevéespar Bugiardini, moins bon coloriste que Mariotto,mais ayant l’âme bien plus élevée, et prenantson art bien plus au sérieux que lui. On peutmême dire qu’il le prit trop au sérieux, car il enrésulta une telle défiance de ses propres forces etune telle lenteur dans ses opérations artistiques, queFlorence compte à peine une demi-douzaine de pro-duits authentiques de son pinceau. Le plus remar-quable de et s produits est sans contredit le martyrede sainte Catherine, à laquelle il a su donner, parun jeu de lumière tres-ingénieusement combiné, uneexpression de béatitude anticipée, ou plutôt un airde transfiguration dont le secret et même l’intelli-gence étaient alors perdus dans l’école Florentine;car ce tableau, qui ne coûta pas à son auteur moinsde douze années de travail, fut achevé longtempsaprès la mort deFra Bartolommeo, auquel Bugiar-dini survécut près de quarante ans.
Son troisième collaborateur, très - inférieur auxdeux autres, et dont l’infériorité serait encore plusvisible, s’il n’avait pas hérité de tous les dessins de