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2 (1861)
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lart chrétien.

quà celle de Pérugin, quil avait appris à faire unepart si large à la plume et au crayon, avant denvenir à lopération définitive du pinceau, espèce de' gymnastique à la fois mécanique et intellectuelle,dans laquelle se signalèrent plus particulièrementFra Bartolommeo, Raphaël et Léonard de Vinci.Ces trois peintres sont en effet ceux qui nous ontlaissé le plus desquisses et de dessins originaux,dignes dëlre appelés des oeuvres dart; et ce nestpas celui dont nous traçons ici lhistoire, qwi est lemoins riche en productions de ce genre. Quand ona vu les fruits, si variés et si soignés, de ces étudespréliminaires, dans les collections de Florence, deParis, de Vienne et de Londres, on est émerveillé decette profusion de pensées, auxquelles ne manquejamais lexpression correcte, souvent relevée par unecertaine verve de poésie. Il y a même des composi-tions supérieures aux tableaux dont elles étaient lepremier germe, soit que le coloris à lhuile fût pourla pensée un vêtement trop opaque, soit que lins-piration se fût refroidie dans le passage du papier àla toile.

Une autre ressemblance entre lui et Raphaël, cestlhabitude quils eurent lun et lautre de faire ache-ver un grand nombre de leurs tableaux par des col-laborateurs ou par des élèves plus ou moins dignes.Il en est résulté souvent des inégalités ou des dispa-rates qui ont troublé les jouissances de leurs admi-rateurs, surtout celles des admirateurs de Raphaël,qui ne sut pas assez protéger ses œuvres contre la