DISCIPLES DE SAVOÏNAHOLE.
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a de moins satisfaisant, c’est le type du Sauveur. Ily a de la pureté dans les traits, de la finesse dansles contours, de la mansuétude dans l’expression ;mais on n’y trouve pas même l’ombre de cet idéalque Raphaël et Léonard, ses deux modèles de pré-dilection, avaient réalisé, du moins en partie. Ils’en est rapproché davantage dans la tête de Christdu palais Pitti, laquelle avait été peinte pour l’hos-pice de Pian diMugnone, d’où elle n’aurait jamaisdû être enlevée.
Quand Fra Bartolommeo succombait, en j 517 ?à une mort qu’on peut bien appeler prématurée,puisqu’il n’avait pas cinquante ans, son talent n’a-vait rien perdu de sa grâce ni de sa force, et samain n’avait rien perdu de sa fermeté ni de sa pres-tesse à tracer un contour. C’était donc une perteimmense pour l’avenir de l’art, non pas tant à causedes œuvres qu’il aurait pu produire, qu’à cause destraditions pures qu’il représentait, traditions aux-quelles il fut toujours fidèle, malgré les empruntssuperficiels qu’il fit quelquefois à des peintres quine puisaient pas leurs inspirations à la même sourceque lui. U y eut des moments où ces influences di-verses et parfois contradictoires donnèrent lieu àdes oscillations qui ressemblaient à des faiblesses;mais il finit toujours par recouvrer son équilibre,et la conscience de ses forces, comme coloriste etcomme dessinateur, l’empêcha de s’égarer trop loindans la^poursuite du coloris des Vénitiens et dudessin de IVIichel-Ange. Sans être doué de facultés