L'ART CHRÉTIEN.
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transcendantes, comme les quatre modèles quis’offrirent successivement à son imitation, il sut ti-rer un parti merveilleux de celles qui lui avaient étédéparties, et en combinant les ressources d’un gé-nie de second ordre avec les inspirations d’unebelle âme, jointes à des circonstances prodigieuse-ment favorables, il parvint à conquérir une place àcôté des plus grands peintres de son siècle. Un com-prend que les circonstances auxquelles je fais allu-sion furent surtout la paternité spirituelle de Savo-narole et l’amitié de Raphaël. L’une, en l’initiantà l’idéal ascétique , lui fit entrevoir, mais sans luidonner les moyens d’y atteindre, les hauteurs del’idéal esthétique; l’autre lui apprit, par son exem-ple encore plus que par ses préceptes, à mettre dansses compositions ces nuances si bien ménagées etces délicatesses de sentiment, qui furent mieuxcomprises et mieux pratiquées par Fra Bartolommeoque par les élèves mêmes de Raphaël. Cette facilitéd’assimilation tenait sans doute à une sorte d’har-monie préétablie; mais elle tenait aussi à une habi-tude qui était en lui principe de conscience autantque matière de goût, et qui consistait à tenter tousles progrès possibles dans toutes les directions.
Nous avons déjà vu que quelques-unes de ces ten-tatives ne furent pas heureuses. Je ne sais s’il fautplacer dans cette catégorie celle qui avait pourbut de substituer les draperies mortes aux draperiesvivantes, à l’aide d’une machine articulée qui repré-sentait approxativeinent, et aussi longtemps qu’on