DISCIPLES DE SA.VOKAROLE.
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thème emprunté aux prédications ou aux conversa-tions de Savonarole. Le plus intéressant de ces em-prunts, le seul dont nous ayons une description dé-taillée, était une composition allégorique qu’on ap-pelait le Songe, et qui faisait jadis partie de lacollection du roi de France. Il paraît que lepeintre, se sentant justifié par son rôle de traduc-teur, y avait donné libre carrière à son imagination,puisqu’on y voyait des nymphes et des satyres mêlésà des groupes nombreux et variés, dans un paysageembelli par toutes les productions et par tous lesaccidents qui pouvaient lui donner de la grâce etde la majesté. Cette excursion, d’un genre tout àfait nouveau pour lui, était aventureuse à plus d’untitre. Elle l’était à cause du sujet, riche en nuditésmythologiques ; elle l’était encore plus, à cause desdétails accessoires, qui semblaient demander unpinceau plus familiarisé avec les divers aspects dela nature. Au reste, cette œuvre, sans appartenirà la jeunesse de l’artiste, était d’une époque où lesimages riantes n’avaient encore rien perdu de leurcharme pour lui, et, lors même que l’historien nenous apprendrait pas qu'elle fut envoyée en Franceen même temps que le tableau de saint Sébastien,nous devinerions qu’elle n’est pas contemporainede celles dont il nous reste à parler.
Se tu non fussi, il ciel sarebbe inferno;Quel che non vive leco, sempr-e muoreTu se ’ quel vero e sommo ben perfelto,Stnza ' quai toma in pianto ognidileüo