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2 (1861)
Entstehung
Seite
532
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naies. Magnus infernus extilit nobis ilia dies (i).

Toutes ces concessions, faites avec dignité à descirconstances impérieuses, nempêchaient pas lafidélité de la plupart des moines au culte de Savona-role, pas plus quelles nempêchaient Fra Bartoiom-meo de placer son image dans une des chapellesdu cloître, avec la blessure sanglante à laquelle onreconnaît saint Pierre martyr ( 2 ). Ce nétait pasassez pour lui dhonorer ainsi la mémoire de sonmaître; il lassociait à ses récréations musicales, ensappropriant, par lidentité de sentiments, celles deses compositions poétiques qui étaient le plus pro-pres à élever vers la source du bien et du beau, sonâme quelquefois affaissée par les langueurs terres-tres. On comprend sans peine de quelles délicieusesémotions cette association devait être la source , eton le comprend encore mieux, quand on lit, surune des feuilles il esquissait ses études prélimi-naires, les sublimes paroles quil accompagnait deson chant (3).

Dautres fois, il associait le même souvenir à sestravaux dartiste, en exerçant son pinceau sur un

(1) P. Marchese, vol. I, pag, 120.

(2) Ce portrait, si remarquable par la douce expression du regard,est maintenant à lAcadémie des Beaux-Arts.

(3) Voici la première stance d'un de ces poèmes vraimentmystiques :

Tutto se dolce Iddio, Signore elerno,

Lume e confortu e vita del mio core,

Quando ben mi faecosto, allor discerno,

Che lallegrezza è senza tedolore :