DISCIPLES DE SAVONAROLE.
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où lui apparaît l’ange Gabriel, avec une branchede lis à la main. Ici la date est d’autant plus pré-cieuse, qu’elle coïncide avec l’offre que François I erfit à Fra Bartolommeo, de le prendre à son service,offre qu’il aurait peut-être acceptée (i), si un silong voyage n’avait pas été au-dessus de ses forces ;car elles étaient sourdement minées par le mal dontil avait apporté le germe de Rome et qui devaitbientôt le faire descendre dans la tombe. Quand ilétait trop obsédé par le pressentiment de sa mortprochaine, il allait respirer un air plus pur à Piandi Mugnone, près de Florence; non que cette penséelui fût importune, mais parce que là il pouvait, pluslibrement qu’ailleurs, mêler au travail des mains lacontemplation de sa fin dernière, comme cela estattesté par les paroles expresses quoiqu’un peuobscures de Yasari. Ce fut là qu’il alla passer l’au-tomne de cette année i5i5, l’une des plus fertilesde toute sa carrière ; et cependant il n’y cherchaitpas le repos ; car non-seulement il y exécutait plu-sieurs peintures à fresque, mais il préparait les ou-vrages importants qui devaient paraître l’annéesuivante, savoir, le grand tableau de l’Assomptionpour la ville de Prato, et celui de la Présentation deNotre-Seigneur pour son cher couvent deSaint-Marc.Ce dernier est regardé, à juste titre, comme un deses plus beaux chefs-d’œuvre, et cette qualification,
(1) Voir les mémoires des artistes Dominicains; par leP. Marchese,vol. I, p 11 o, 2° édition.
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