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t.’aiit chrétien.
somption qui, après la suppression de l’église où ilétait exposé, fut vendu, pour six écus de Toscane,par le commissaire du grand-duc Léopold, puis ra-cheté 3,ooo écus par Pie VI, pour être encore re-vendu à des spéculateurs étrangers, par suite desdilapidations auxquelles donna lieu l’invasion desEtats Pontificaux. U avait déjà traité le même sujet,mais avec beaucoup moins de verve, plusieursannées auparavant, quand il se servait de MariottoAlbertineili, non-seulement comme coloriste, maisaussi comme collaborateur pour l’ensemble de sescompositions. L’Assomption, qui est au musée deBerlin, est un des fruits très-rares de cette collabo-ration, et, ce qui est plus rare encore, c’est que lapartie supérieure, attribuée à Fra Bartolommeo etreprésentant la Vierge entourée d’anges, est traitéeavec moins de vigueur que la partie inférieure danslaquelle on est convenu de voir l’ouvrage de Ma-riotto Albertineili. Ce n’est donc pas là qu’il fautchercher le chef-d’œuvre qu’il exécuta, en i5i5,pour la ville de Prato.
A cette même année (x5i5) appartient la saluta-tion angélique, qui se trouve dans le musée du Lou-vre, et qui fait regretter qu’il n’ait pas exécuté unplus grand nombre de compositions dans le mêmestyle et d’après les mêmes inspirations, car c’est unede ses œuvres les plus correctes et les plus pures.La Vierge, au lieu d’être à genoux et recueillie, est.assise sur un trône en forme de niche, où elle reçoitles hommages de plusieurs saints, au moment même