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2 (1861)
Entstehung
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lart chrétien.

non usurpée, rend encore plus odieux lacte de con-fiscation mal déguisée, par lequel Léopold le fitpasser, de la chapelle du noviciat, dans la galerieimpériale de Vienne, il se trouve encore aujour-dhui.

Assurément cette composition nest pas irrépro-chable, et elle lest dautant moins que la figurecentrale, celle du grand-prêtre, qui joue ici le prin-cipal rôle, na rien dimposant, ni dans les traitsni dans lattitude; mais il y a, dans sa physionomieet dans son mouvement, une sorte de reflet de cettetendresse respectueuse qui est si délicatement expri-mée dans le regard et surtout dans le geste de laVierge, dont le type est toujours le même, sauf lesmodifications de détail, que lartiste a très-habile-ment nuancées, suivant les exigences de son sujet.Ce qui domine, dans ce dialogue muet, cest lesentiment, et, sous ce rapport, on imaginerait diffi-cilement quelque chose de plus exquis. Les dra-peries sont du meilleur goût, et, sil fallait désigner,par conjecture, entre les maîtres ou modèles suc-cessifs de Fra Bartolommeo, celui dont il sest ins-tinctivement inspiré, en peignant lEnfant-Jésus, onnommerait sans hésitation Raphaël, non-seulementà cause de la suavité de lexpression et de la puretédes lignes, mais aussi à cause dun je ne sais quoide divin qui rappelle plus particulièrement les créa-tions mystiques de lécole Ombrienne. Quant à lafigure si noble, si bien posée et si bien drapée desaint Joseph, cest du naturalisme tout pur, mais