DISCIPLES DE SA.VONAUOLE.
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à l’artiste l’occasion de montrer sa science anato-mique, qu’il appliquait plus volontiers aux enfantsen très-bas âge, dont il aimait un peu trop à re-produire les formes dans ses anges; mais il fautavouer qu’il les reproduisait avec un charme inef-fable, comme on peut le voir dans la partie supé-rieure du tableau qui nous occupe, et dans lequelon ne se lasse pas d’admirer la grâce de leurs mou-vements et le modelé de leurs petits membres.Malheureusement l’admiration ne va pas en crois-sant, quand on élève les yeux jusqu’à la demi-figuredu Christ, qui est comme la clef de voûte de toutela composition, et qui n’offre ici qu’un type vul-gaire, dont la vulgarité est rendue plus choquantepar une malencontreuse imitation de *la cheveluredu jupiter Olympien.
Je ne m’arrêterai pas à décrire les divers ouvragesque Fra Bartolommeo exécuta vers la mêmeépoque (i 5i 5) pour les couvents de son Ordre, etqui ont été, pour la plupart, dispersés, ou négligés,ou grossièrement restaurés. Ce fut alors qu’il pei-gnit, pour les Dominicains de Pistoia, cette gra-cieuse Madone qu’on voit encore aujourd’hui dansleur église, et qui n’y a été transportée, du cloîtreou elle était jadis, qu’au prix d’irréparables dégâts.Il fut plus généreux envers Prato qui était pour luiconnue sa ville natale, son humble village de Savi-gnano n’en étant éloigné que de quelques milles,b faut donc regarder comme une œuvre à la foispieuse et patriotique, un certain tableau de l’As-