DISCIPLES DE SAVONAROLE.
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traiter des nudités quelconques, pourvu qu’ellesn’offrissent rien, dans l’expression ou dans l’atti-tude, qui répugnât à la chasteté de son imagination.Quant à saint Marc, dont on a tant loué la forteaccentuation ainsi que les lignes à la fois hardies etharmonieuses, il faut remarquer qu’il n’est plus àson point de vue, depuis qu’on l’a fait descendre dela place qu’il occupait jadis au-dessus de la porte duchœur, et je crois que c’est à ce déplacement qu’ilfaut attribuer, en partie, l’impression désagréableque produisent, en dépit de tant d’éloges tradition-nels, une certaine exagération dans le mouvementet une certaine dureté dans les traits. Ces défautsdevaient être considérablement adoucis par la dis-tance; mais ils n’en étaient pas moins des défauts,et le style qui convenait à un prophète comme Da-niel ou à un apôtre comme saint Paul , ne pouvaitconvenir à un pacifique évangéliste comme saintMarc, à moins qu’on ne veuille se méprendre sur lasignification du lion qui lui sert d’attribut.
Un autre tableau plus important de la meme ga-lerie, composé de deux grandes figures latérales,pour représenter l’ancienne loi (i), et de cinq figurescentrales, pour représenter la loi nouvelle, appar-tient également à la dernière manière de l’artiste.Son talent, comme coloriste et comme dessinateur,s’y montre dans toute sa richesse et dans toute sa
(t) Ce tableau était jadis dans l’église de l’Annonciation. On a eul’idée bizarre de le diviser en deux, et d’en placer une moitié dans lepalais Pitti, et l’autre dans la galerie des Uffizj.