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2 (1861)
Entstehung
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l’aut chkétiew.

glise de Sainte-Catherine, à Pise (i), et probable-ment l’Assomption qui est au Musée de Berlin. En-fin ce fut alors qu’il acheva ce magnifique cartonde la galerie des Uffizj auquel il ne manque que lecharme du coloris, pour être regardé comme lechef-d’œuvre de l’artiste. Tel qu’il est, on peut leregarder comme son chef-d’œuvre au point de vuede la double inspiration religieuse et patriotique;et même, sous ce dernier rapport, c’est un des plusprécieux monuments que nous ait laissés l’Écoleflorentine, avant d’entrer dans sa période de déca-dence. Dans l’intention de celui qui commandait cetableau, comme dans l’intention de celui qui l’exé-cutait, c’était une sorte de consécration du régimerépublicain, tel que l’avait compris le GonfalonierSoderini qui avait formulé son manifeste en procla-mant le Christ roi de Florence, par un de ces élansd’enthousiasme avec lesquels Savonarole avait fa-miliarisé les Florentins. Soderini, homme de goût etde cœur, et non moins ardent dans son patriotismeque dans sa foi, aurait fait beaucoup plus pour lagrandeur et la prospérité de sa patrie, s’il n’avait étésans cesse harcelé par les intrigues des Médicis, audehors et au dedans. C’était grâce à son clairvoyantpatronage, que Michel-Ange et Léonard avaient étéappelés à peindre, dans la salle du grand Conseil, les

Marie-Madeleine, qu’on voit à l’Académie des Beaux-Arls, faisaientpartie de ce tableau.

(1) Il y est encore, mais beaucoup moins bien conservé que le pré-cédent.