DISCIPLES DP SAVONAROLE.
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Si l’ouvrage en question, le seul qui soit restédans l’église, jadis si riche de Saint-Marc, avait con-servé sa fraîcheur primitive, ou si seulement la pu-reté des lignes n’avait pas été compromise par laretouche et par l’altération des couleurs, on passe-rait moins dédaigneusement devant lui. On admire-rait davantage et la pureté de profil des deux saintes,et le caractère si ascétique de saint Jean-Baptiste, etla beauté de l’Enfant-Jésus qu’on dirait avoir étépeint d’après un modèle fourni par Raphaël. Aprèstout, l’influence de cet ami, même absent, était laplus persistante de toutes, parce qu’elle était la seulequi intéressât à la fois son cœur et son imagination.De là des retours fréquents au style simple, suave etessentiellement classique qu’il avait appris de lui, etqui était plus en rapportavec ses tendances naturellesquelestylegrandiosedeGiorgioneoudeMichel-Ange.
Il y eut une époque, dans la vie de Fra Bartoloin-meo, plus remarquable que toutes les autres, par laperfection relative des œuvres qu’il produisit. C’é-tait de i5i i à 1 5 12, ce qui correspond à sa rupturedéfinitive avec Mariotto Albertinelli et au retour duP. Pagnini dans le couvent de Saint-Marc, tou-jours en qualité de prieur. A cette époque appar-tiennent, outre le second tableau d’autel dont nousvenons de parler, celui du Louvre, d’une grandefinesse d’exécution et parfaitement conservé, celuide l’église deSan-Spirito, à Sienne (i), celui de l’é-
(1) Les dpux figures si charmantes de sainte Catherine et de sainte
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