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l’art chrétien.
le témoignage des documents contemporains, dutl’occuper jusque dans ses vieux jours, ce quiexplique la différence de style qu’on remarque dansses oeuvres, différence qu’on pourrait caractériserparla formule usuelle de première et seconde ma-nière. C’est la première fois que nous en faisonsl’application à la miniature, et l’artiste dont nousparlons mérite à tous égards ce privilège. Malheu-reusement c’est parmi les ouvrages de sa plus belleépoque, que la main du temps ou celle des hom-mes a fait le plus de ravages; car, des quatre misselsqu’il peignit en 14g 3 , avec le concours de sonfrère, il n’en reste plus qu’un seul, c’est celui qmle grand-duc Léopold fit enlever au dôme en 177G,pour en orner la bibliothèque Laurentienne, dontil est aujourd’hui un des plus précieux trésors. Là ,comme dans le missel de Santa-Maria-Nuova , lacomposition où i’artiste a montré le plus de verveet de richesse d’imagination, est l’Annonciation.Seulement les ornements accessoires sont très-infé-rieurs au sujet principal et semblent trahir unemain débile, qui pourrait bien être celle de Ghe-rardo, dont la mort dut avoir heu sur ces entre-faites. Le même contraste se remarque dans laminiature où est représenté le Crucifiement, et oùil n’y a que les petites figures du premier plan quiméritent d’exciter l’admiration.
Lnlre cette œuvre et celles qui nous restent àsignaler, se trouve une longue lacune sur laquelleon peut s’épuiser en conjectures. Cette lacune