DISCIPLES DE SAVONAROLE.
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qui cultivait à la fois la musique et la peinture, etdont la main n’était pas moins habile à toucher del’orgue qu’à manier le pinceau. C’était lui qui étaitl’organiste de l’hospice de Santa-Maria-Nuova, etl’on comprend que l’habitude d’adapter les accordsde son instrument aux exigences toutes spécialesd’un pareil auditoire, ait contribué à rendre plusharmonieuses ses compositions musicales, et n’aitpas été sans influence sur ses compositions pitto-resques (i).
Après l’exécution de cette œuvre commune,Monte di Giovanni continua d’avoir son frère pourcollaborateur; mais il est impossible de signalerles fruits de cette collaboration, et l’on n’en retrouvela trace qu’en 1492, c’est-à-dire au plus fort del'enthousiasme excité par les prédications de Savo-narole. Ce fut alors qu’ils furent chargés conjoin-tement avec Botticelli et Ghirlandajo, d’orner demosaïques la voûte de la chapelle de Saint-Zanobi,travail sans doute trop ingrat pour des peintres mi-niaturistes, puisque Monte di Giovanni, privé parla mort du concours de Gherardo, 11e parvint àexécuter qu’une seule tête de saint dans l’espace dedouze années(2).
Quel contraste avec l’activité qu’il déploya dansl’accomplissement de l’autre tâche qui lui futassignée par la fabrique du dôme, et qui, d’après
(1) Voir le document cité dans le volume VI de Vasari, p. 343.
12) Cette tète, qui est celle de saint Zanobi, n’est exposée aux re-gards du public que le jour de sa fête.