DISCIPLES DU SAVONAROLK.
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de la mère, que se trouve toute la poésie de cettecomposition ; car elle n’est pas très-attrayante commeœuvre d’art, à cause de la sécheresse des contours,de la combinaison peu gracieuse des lignes, et dela raideur des draperies. Immédiatement après cetableau, je placerais celui qui faisait jadis partied’une collection particulière dans une province duroyaume de Naples, et auquel sou parfait état deconservation, joint à son mérite intrinsèque assigneune incontestable supériorité sur la plupart desimages de dévotion écloses du même pinceau (i).L’intérêt qui s’v attache est encore fondé sur uncontraste d’un genre plus émouvant, en ce que laVierge, caressée par son divin enfant, est plusrecueillie dans sa douleur, sans offrir la moindrealtération dans ses traits, qui sont ici d’une beautétout à fait, remarquable, avec une finesse de modeléqui ne serait pas indigne de Léonard.
Enfin, le dernier degré de cette progression as-cendante serait marqué par l’incomparable chef-d’œuvre de la galerie des Uffizj, dans lequel il areprésenté la Vierge écrivant le Magnificat tandisqu’elle est couronnée par des anges. Ici son cos-tume est plus riche qu’à l’ordinaire, les couleurssont plus éclatantes sans rien perdre de leur har-monie, et le tout est rehaussé par des dorures quisont d’un merveilleux effet dans cette espèce de
(1) Ce tableau est devenu, depuis quelques années, la propriétéde l'auteur.