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2 (1861)
Entstehung
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476
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distribués. Voilà le motif sur lequel lartiste sestmontré inépuisable en combinaisons et a exécutéune multitude de variations dont la note dominantetient à la fois de lextase et du pressentiment dou-loureux. La tristesse produite par ce pressentimentrevêt des caractères très-divers, depuis la mélanco-lie presque imperceptible qui voile le regard, jus-quà langoisse qui laffaisse ou léteint. On pourraitsignaler une série de tableaux dans lesquels cettegamme de souffrance maternelle anticipée seraitmarquée par une progression croissante qui prou-verait à quel point ce génie si profond et si originalétait maître de ses effets et de ses nuances; maispour trouver les éléments de cette espèce déchellemusicale, il faudrait faire le tour des galeries euro-péennes qui sont aujourdhui presque toutes pour-vues dune ou de plusieurs productions de Botti-celli; tant la place quil occupait dans lhistoire delart, et surtout de lart chrétien, a grandi depuisvingt-cinq ans! (îj On peut voir, dans une deschambres du palais Pitti , celle de toutes sesMadones dont le visage est le plus voilé ou plutôtle plus assombri par la tristesse. La Vierge sinclinepour abaisser lEnfant Jésus jusquau petit saintJean qui parait vouloir sélancer de terre pour lem-brasser ; et cest dans le contraste entre ce mouve-ment de tendresse enfantine et laltération des traits

(I) En Angleterre) seulement, il ny a pas moins de dix tableauxleprcscntant la Vierge et lEnfant Jésus, avec une ou plusieurs liguresaccessoires. Lo plus beau est dans la galerie nationale.