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l’aiit chrétien.
Vénus et celui de la Vérité, si belle et si puremalgré sa nudité, dans ce ravissant chef-d’œuvreconnu sous le nom de la Calomnie d’Apelles, parcequ’il est une reproduction approximative d’untableau fameux de ce peintre. En voyant cette mi-niature et plusieurs autres du même genre, on apeine à comprendre que la même main ait tracé leslourdes figures qui déparent quelques-unes de sesproductions, comme on peut le voir dans la collec-tion de l’Académie des Beaux-Arts, où Ton a trans-porté le grand tableau du Couronnement de laVierge, qu’il avait peint pour l’Église de Saint-Marc.On retrouve la grâce habituelle de son pinceaudans les anges de la partie supérieure; mais lesquatre saints de la partie inférieure et particulière-ment saint Jean l’évangéliste produisent sur le spec-tateur une impression presque pénible par la lour-deur des formes, par la gaucherie des mouvementset par je ne sais quel manque d’équilibre dans lesposes.
Quel contraste entre ces quatre figures massives etles deux figures de saints qu’on voit dans une cha-pelle latérale deSanta-Maria-Maddalena dei Pazzi, etdans lesquelles les dimensions beaucoup plus petitesont permis à l’artiste de déployer toutes les qualitésattrayantes de son pinceau. Non-seulement il y a dela noblesse dans les types, de la pureté dans les ligneset de l’harmonie dans les couleurs, mais il y a deplus, dans le regard de chacune d’elles, cette expres-sion de douce et mystérieuse mélancolie que nul