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2 (1861)
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D.SCIPLES 1)E S.VVOKALiüUi.

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poésies de Pétrarque et dans les contes de Boccace,parcourant ainsi le cycle entier de la littérature ita-lienne au XIV e siècle, et se montrant toujours à lahauteur des diverses tâches qui lui lurent imposées.

Celles que lui imposa le patronage des Médicis,semblaient devoir être plus difficiles; car on luidemandait dappliquer aux fables gracieuses de lamythologie grecque, la magie de son pinceau. Ilpeignit donc pour eux Vénus et les Grâces, Bacchuset Pallas, et il le fit avec un tel succès, tout enrépudiant les modèles antiques, que ses œuvrespaïennes ne furent pas moins admirées que lesautres, bien que, dans cet ordre de représentations,il semblât plus difficile de se faire pardonner lasécheresse des contours ou la monotonie destypes (i). Sous ce dernier rapport, il est impossibleque lobservateur attentif, en visitant la galerie desUffizj, ne soit pas frappé de la ressemblance quiexiste entre les trois types quil a successivementsous les yeux, savoir, celui de la Vierge, celui de

(1) Fece féminine iynude assai, dit Vasari. Outre ces nudités,grandes et petites, Botticelli fit pour les Médicis un bon nombre deportraits, entre autres celui de Simonetta, maîtresse de Julien deMédicis. Ce portrait se trouve encore au palais Pitti. Il avait aussipeint Lucrezia Tornabuoni, mère de Laurent. Tous les hommes de lafamille, avec plusieurs artistes contemporains, sont réunis dans unpetit tableau, dune grande vigueur de touche, représentant lAdo-ration des Mages, qui sont naturellement trois membres de la dy-nastie. La Vierge est aussi uu portrait et peut-être lEnfant Jésus ; ettoutes ces images de dévotion dynastique, produits d'un impérieuxpatronage, étaient jadis exposées dans léglise do Santa-Maria-Novella.Aujourd'hui on peut fi s voir odns la galerie des Uffizj.